Longo Maï – Forcalquier

Publié: 31 mai 2012 dans Carnet de route - Road notes, Copinages - Friends

La communauté de Longo Maï s’est installée à Limans, dans les Alpes de Haute Provence, il y aura bientôt 40 ans. Les occupants de la colline ont fait couler beaucoup d’encre, et je pensais depuis longtemps aller voir un peu là haut ce qu’il s’y passait. C’est en prenant la route depuis la Presqu’île de Giens, où je venais de passer une semaine agréable en compagnie de mon oncle, que je décidais d’aller leur rendre visite. Après quelques heures de stop, j’arrivais enfin au hameau de Grange Neuve, coeur vivant de la coopérative.

De ces quelques jours passés sur place, je retiens surtout l’envie d’y retourner, car il faudrait plus qu’un séjour en visiteur pour rendre compte de tout ce qu’il se passe là-bas. De plus, je dois dire que j’ai débarqué sans prévenir, ce qui n’est pas très poli, et on ne s ‘est pas gêné pour me le rappeler. L’hospitalité demandée ne m’a pas été refusée, bien au contraire, j’ai été très bien accueilli, mais j’ai aussi discuté avec des Longos qui ne goûtent guère ces innombrables voyageurs venus « voir les singes au zoo », comme je l’ai entendu dire. Au hameau, le débat est ouvert, s’ils sont pour une ouverture et un accueil permanents, les habitants ne sont pas toujours d’accord sur les modalités, et l’affluence grandissante des visiteurs n’est pas sans poser quelques problèmes d’intendance…

Malgré tout, j’ai réussis à comprendre quelques fondamentaux de la vie en communauté telle qu’elle se pratique à Longo Maï, j’ai été invité à une émission de Radio Zinzine, j’ai rencontré des gens extras, et je ne peux qu’admirer leur travail. Si ce n’est pas le paradis, c’est quand même une formidable aventure humaine qui se prolonge aujourd’hui dans quinze coopératives à travers une dizaine de pays, et rien que pour cela, j’encourage les personnes intéressées par la vie en communauté à aller découvrir cette réalité utopiste qui résiste encore et toujours à l’envahisseur capitaliste !

Mais attention, il vaut mieux demander avant, et surtout, inutile d’y aller en « visiteur ». La vie sur la colline est un dur labeur, mieux vaut s’y rendre avec une bonne raison et l’intention de participer quelques semaines (ou quelques mois), sans ça, vous risquez de rester un peu sur la touche.

Un grand merci à vous, camarades Longos, pour le lit, les patates, les réponses à mes questions, merci pour pour votre vitalité, vos luttes et vos fêtes… Pourvu que ça dure !!

Radio Zinzine, la voix de Longo Maï

Avant de se rendre sur place, quelques trucs à lire :

l’article wikipedia

une explication assez complète

un avertissement rédigé par des Longos

– et surtout les bouquins Longo Maï, vingt ans d’utopie communautaire (de Luc Willette, Syros, Paris, 1993)  & Longo Maï, Révolte et utopie après 68 (de Beatriz Graf, Theisars historica, 2006)

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commentaires
  1. POROU dit :

    Je suis passé à Longo Mai vers 1990. On était un groupe d’étudiants et de stagiaires kanak et on était venu se rendre compte de l’organisation de Longo Mai. On a participé aux différentes tâches . On a quelques photos de cette époque. C’est une belle organisation avec, aussi, ses difficultés. Mais c’est comme toute structure. Mais bravo à ces initiateurs.

  2. POROU dit :

    D’ailleurs, j’aimerais jumeler ma tribu (je suis aujourd’hui chef de la tribu de Tââlô, commune de Poum en Nouvelle Calédonie) avec Longo Mai qui pourrait nous aider dans des projets du village.

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